idéal-Guyane à Saint Georges de l’Oyapock

1 juin 2015 de Maurice Pindard

Saint Georges, la dernière conférence d’un premier cycle.

Amis Blogueurs,

Après avoir constaté l’intérêt que vous portiez aux thèmes développés dans la série d’articles sur « l’idéal »dès la fin de l’année 2013, nous avons voulu entreprendre une tournée aux quatre coins du pays pour échanger de vive voix.
Ainsi après Rémire Montjoly en novembre 2013, Saint Laurent du Maroni en février 2014, Kourou en Juillet de la même année, Maripasoula et Papaichton en Janvier 2015, les débats ont eu lieu dans la principale commune de l’Oyapock ce jeudi 28 Mai.

Devant une assistance d’une dizaine de personnes malgré la pluie incessante, nous avons encore exposé les fondements de la démarche du blog Idéal-Guyane.
Une parole a été posée, plantée, à l’Est aussi. Les auditeurs ont été agréablement surpris du thème qui touchait à l’homme, à l’homme guyanais en tant que terrien dans une projection philosophique qui fait sa part aux sentiments et interroge la conscience individuelle dans une construction commune éclairée.
La conclusion n’était pas de proposer une solution prédéfinie, un plan, des propositions. Seulement de prendre le temps du rêve, sur les bords de l’Oyapock, aussi, pour le moment.

Un ami a évoqué sa résignation devant la démission des autres et la duperie des élus. « Je ne rêve plus pour le pays, seulement pour moi et mes enfants ».
Ainsi la question des élus chargés de guider le peuple a encore été évoquée pour déplorer que ceux-ci n’aient pas de rêve pour le pays qui navigue donc à vue.
Un autre participant a voulu insister sur le temps que nous n’avons plus pour se rencontrer, pour s’asseoir et discuter sans esprit partisan, sans références politiciennes. Il rêve d’un changement de mentalité qui pourrait conduire à rechercher le partage des idées sans clivage à priori pour avancer ensemble.
Le pont sur la rivière à été évoqué comme un mirage qui aveugle les riverains depuis trois ans. La carte de frontalier a été banalisée comme un simple papier venant formaliser des relations de voisinage et de famille qu’entreprennent les deux rives du fleuve depuis des siècles. Les contrôles de papiers brutaux, réguliers et sans discernements, ont une fois de plus été stigmatisés.
La situation du pays a été caractérisée : » nous sommes bloqués, verrouillés », au niveau économique, du point de vue du tourisme etc.
Des amis de passage ont souligné l’importance de la réflexion de fond, celle qui interpelle l’homme en tant que tel. Ils ont apprécié l’ouverture du débat qui sollicite l’habitant de la planète vivant en Guyane sans distinction d’origine. Ils ont insisté sur le nécessaire dialogue entre les générations et notamment en direction de notre jeunesse nombreuse.

Tous ont salué l’initiative et prodigué des encouragements.

Il nous a fallut un an et demi pour parcourir notre vaste et petit pays. Nous avons réussi à porter la parole en personne, du Maroni à l’Oyapock, en plus de l’envoyer par les ondes. C’est près de deux cents amis que nous avons touchés par le son de la voix et la chaleur du contact. Ce sont des dizaines qui à chaque conférence se sont entendus, connus ou reconnus.

Sur la route ouverte par le Blog Idéal-Guyane, l’espace virtuel s’humanise, se concrétise. En plus des idées, ce sont des porteurs d’idées qui se jaugent. Et nous sommes quelques uns maintenant à marcher de concert.

Des amis internautes ont bien voulu exposer leur rêve de Guyane sur le Blog. D’autres suivront pendant que nous saisirons encore l’occasion de rencontres dans d’autres communes, Awala, Sinnamary.

Jusqu’à ce qu’une grande réunion sur Cayenne face la transition entre le thème du Rêve et celui de l’Objectif prélude à la Réalité.

Un ami internaute s’étonnait de la photo de tortues en mouvement qui illustrait un article titré « accélérons le pas ». Et pourtant il s’agit bien d’aller plus vite même si le temps et la nature nous obligent à respecter leur rythme…

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