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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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Rêver la Guyane

6 octobre 2013 de Maurice Pindard
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Rêver la Guyane

Nous venons de voir que le rêve est une réalité, qu’il peut être interprété et qu’il est une force importante pour ceux qui marchent vers l’est.

Il fallait quand même auparavant avoir les idées claires. Dans quel sens allons-nous et qu’est-ce qui nous inspire. Et d’abord qui sommes-nous, terriens entre les terriens jetés dans le tourbillon de la vie, celle du cosmos qui nous a donné naissance, celle de la sphère animale dont nous sommes issus, celle de la nature humaine, individuelle et sociétale, que nous partageons avec 7 milliards d’individus.

Nous, 300 000 Guyanais, enracinés, déracinés, ré enracinés sur la Pacha Mama, terre mère sud-américaine. Comme tous nos voisins et connaissances, comme on le voit à la télé, nous aussi nous vivons le destin commun du genre humain à l’orée du XXIème siècle et comme eux, comme tous, nous sommes destinés à apporter au monde notre part, à nous. Notre contribution, notre construction, notre génie et notre création guyanaise, partie originale du patrimoine mondial.

En nous dressant à la hauteur des autres, en relevant le défi de notre humanité pleine et entière, nous posons devant nous, comme un phare qui nous guide, l’idéal des esprits du soleil levant. Nous aspirons à la Vérité, à la Justice, à la Paix et au Bonheur.

Mais en même temps, comme nos congénères humains, nous vivons les tourments de notre évolution. Torturés par la Jalousie, pilotés par l’Égoïsme, vaincus par la Méchanceté nous puisons dans l’Amour les ressources de la renaissance en prenant garde qu’il nous aveugle et nous perde définitivement.

Finalement en pleine conscience de la chance et des vices de notre existence, nous pouvons choisir de ne pas subir. Éclairés par ceux qui avant nous ont expérimentés les chemins prometteurs, nous nous munissons d’une boussole, une Méthode et une Démarche pour une Pratique sociale avertie des Contradictions de la vie.

Puis nous avons fait une pause et entamé la route vers le rêve. Il fallait, pour aborder cette deuxième étape, faire le point sur ce phénomène naturel, propre surtout à l’homme. Nous avons vu sa Réalité, son Interprétation et sa Force.

Il nous reste donc à rêver, tout simplement. Facile à écrire, plus difficile à réussir. Rêver ensemble, rêver la Guyane, rêver notre pays.

Disons que la première étape, celle de « l’idéal » était en fait une préparation intellectuelle au rêve commun. Comme une sorte d’ « incubation » nécessaire à la réception du message onirique. Parce que nous sommes motivés par les mêmes grands idéaux, parce que nous faisons confiance à l’inspiration que nous insufflera notre inconscient forgé à notre insu par notre pratique et nos convictions. Ayant cheminé ensemble pendant plus d’un an, nous pouvons entreprendre de concevoir une vision commune émancipatrice.

En effet le maître mot ne peut être qu’ « émancipation ». C’est le fil conducteur de notre engagement, c’est l’aspiration humaine la moins contestable, la plus humaine, la plus moderne.

Certains hommes politiques guyanais ont écrit sur les changements qu’ils souhaitaient pour notre pays. Elie Castor écrivait dans les années 90 « Il faut repenser la Guyane », Georges Patient a écrit en 2008 «Des chemins pour la Guyane », d’autres encore ont réfléchi et proposé des pistes.

La route que je vous invite à suivre maintenant est différente. Elle dépasse la sphère de la réflexion… Il s’agit de rêver. Sans complexes, sans barrières. Il s’agit de laisser parler le plus profond de nous-même et il s’agit de le faire ensemble après avoir partagé des idéaux communs.

Bien sûr que les détracteurs diront que nous sommes des rêveurs !! Ils auront raison.

OUI, il s’agit de rêver !! OUI !! Sans complexes et sans barrières, oui.

Que ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s’abstiennent. Il s’agit d’un engagement, volontaire. Mais surtout qu’ils ne nous empêchent pas de croire que nous pouvons rêver ensemble la Guyane.

Alors fermons les yeux, avec confiance en nous-mêmes et laissons surgir en nous, par le biais de notre cerveau émancipé, tel un capteur de rêve, les visions libérées et les songes libérateurs de Guyane.

Demain, demain seulement, nous les interpréterons.

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