Un blog pour quoi faire ?

Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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Roun Bon Lannen 2013.

13 janvier 2013 de Idéal Guyane
IM000252 Claude et Eddy

Le « blog de Maurice » vous souhaite une bonne et heureuse année 2013.

Nous venons de vivre  une année 2012 qui a été riche  en évènements mais  avant d’entamer pleinement ce nouvel an  dressons un bilan de l’année 2012 écoulée avec Maurice Pindard.

 Maurice Pindard une seule question pour plusieurs réponses en cette entrée : qu’est-ce qu’il faut retenir des événements  de l’année 2012.

Chaque année qui s’écoule apporte son lot d’évènements qui font avancer et d’autres qui font reculer. Il y a aussi une série de faits que l’on ne peut pas relier à telle ou telle problématique. Cette diversité de réalités passées fait que la présentation politique des vœux est l’occasion pour chacun de puiser l’argumentation qu’il lui faut pour justifier son positionnement passé et futur.

Je ne souhaite pas détailler le catalogue événementiel 2012 de notre pays.

J’essaierai de me situer par rapport aux questions principales, de fond, selon moi.

Quelles sont-elles, et faut-il se cantonner à la Guyane ??

Du point de vue du bien-être économique, social ou culturel des hommes qui peuplent la planète, que nous a procuré 2012 ? Le journal «  le monde » consacre chaque année une édition spéciale à cet effet, une trentaine de page.

Aussi, tu vois, ce que tu me demandes en quelques lignes est bien téméraire.

Essayons quand même.

L’ordre économique mondial est géré par les grandes puissances industrielles, notamment européennes et les USA. Elles ont la bombe atomique, sauf le Japon. Et se regroupent régulièrement pour maintenir leur position dominante. Du point de vue de la Guerre, les Etats unis, la grande Bretagne et la France sont en pointe. On a vu ce qu’elles ont fait en Côte d’ivoire, en Libye et dans les pays arabes. Le reste de l’Afrique est pillée par tous les occidentaux, les peuples sont massacrés grâce aux ventes d’armes, la famine fait des ravages, le quotidien, y compris dans les capitales des pays, est la débrouillardise, le manque d’eau et d’hygiène, les trafics et la corruption. Dans un continent menotté dans la misère notamment par le système monétaire du Franc CFA avec une classe dirigeante entretenue par leurs homologues européens et Etasuniens.

Dans ce triste concert, sonnent  avec dignité les conquêtes sociales et politiques de l’Amérique du sud, centrale et des caraïbes. Le monde est suspendu aux nouvelles sur la santé de Chavez, leader du Sud aux mains expertes de la médecine Cubaine. Le dynamisme du Surinam bouscule le train- train assisté de la Guyane.

Chez nous donc. Les questions essentielles demeurent. Un territoire sous tutelle coloniale. Un peuple dont l’existence est juridiquement niée par la constitution française et l’arsenal des lois qui sont votées.

Ce qui oblige les leaders de droite qui avaient poussé à l’assimilation législative de l’article 73 à critiquer ouvertement, tous les jours, la tutelle française : Léon Bertrand, Rodolphe Alexandre. Suivis par l’ensemble des décideurs locaux qui se rendent compte, de plus en plus, que les vraies décisions sont prises à Paris, dans leur dos.

Ainsi le maire de Saul, dont le gouvernement français méprise la délibération du conseil municipal sur la  restriction de l’orpaillage en banlieue du bourg, en plein pseudo parc naturel.

Possédons-nous les ressorts de la dignité ?

Bien sûr, c’est l’apanage de tout peuple, tous. Ce sont les conditions économiques, financière et politiques qui les maintiennent dans l’état de sous peuple.

Le sentiment guyanais est très fort, du Maroni à l’Oyapock, il se manifeste notamment dans la question Culturelle  et sportive. L’année 2012 aura été l’Année Damas et si le nom de Felix Eboué n’est pas accepté par les partisans de CEPELU, nous aurons tous ensemble réussi à gommer celui de Rochambeau qui faisait honte à la Guyane. Du point de vue sportif, nous nous hissons encore au plus haut niveau, mondial et olympique avec Lucie Décosse, au niveau régional avec notre participation relevée à la gold Cup de  football sur notre continent.

Certes, à part le spatial, intérêt stratégique de la France, les autres secteurs sont en panne. Et 2012 n’a pas fait de miracle. Je l’ai déjà dit «  la France ne veut pas que la Guyane se développe ». Agitation, opérations et déclarations spectaculaires, c’est tout. C’est de plus en plus clair notamment dans la pêche et l’or. Le pétrole est encore un mirage étranger au pays derrière lequel courent, essoufflés, les députés, sénateurs, et présidents de Conseils de Guyane.

L’agriculture ? C’est le scandale de la propriété foncière de l’état français en Guyane. Dans un pays grand comme le Portugal, les communes doivent mendier la terre. Sans compter que les collectivités guyanaises sont juridiquement et pratiquement  sous la tutelle de l’administration préfectorale.

L’insécurité, la violence,

Malgré la militarisation outrancière du pays, malgré les deux barrages illégaux de Belison et d’Iracoubo, inefficaces,  on ne peut sortir sans avoir peur de se faire agresser. La France est seule responsable, c’est sa compétence exclusive, elle refuse de la partager avec une autorité guyanaise,  elle n’est pas capable de protéger les biens et les personnes. En fait, elle ne veut pas. Tant pis pour nous !

Quant à la violence, les déviances, la détresse jusqu’aux suicides des jeunes, dans une société en désordre et à l’envers, c’est le prix que nous payons pour notre manque d’engagement ferme. Le maire de Camopi a expliqué l’importance du désenclavement du pays pour la circulation des hommes et des idées. La piste d’atterrissage est achevée, une ligne directe sera mise. Mais c’est en pointillé, pitipiti, alors que le changement doit être radical. Sous peine de pleurer encore, un jeune s’est pendu, à l’arbre, près de la rivière, à Camopi et la télévision vient de révéler que 7 jeunes  businenge se seraient suicidés ces derniers temps dans l’ouest du pays …

Et résonnent dans ma tête les vers du poète rebelle.

 2012 a-t-elle ouvert une route, un chemin, un layon ??

Peut-être, mais il est encore caché aux yeux de tous par le yanman(expression chère à Damas) du verglage médiatique, radio, télé, écrit, et les lamentations  des institutionnels guyanais.

Tu me parles de plusieurs personnalités du pays et  tout d’abord d’Épailly en me demandant si l’on devrait rire, méditer ou pleurer  sur les propos de celui qui n’a pas le soutien  de la FNSEA?

C’est un peu le cirque. Comme si ces personnages tournent en rond autour de la piste. Ils disent tout et son contraire, du jour au lendemain. Bravo préfet, ou salaud de préfet, bravo la FNSEA, salaud de FNSEA. Toujours dans la logique de soumission des guyanais à l’autorité française.

Puis de Léon Bertrand, lui on sent qu’il en veut à ses amis de la droite française de l’avoir lâché et fait emprisonné. On sent qu’il veut comme prendre sa revanche mais il veut quand même que le système ne change pas. Il reste inféodé à « l’amère » Patrie tout en dénonçant la législation qu’il a lui-même réclamé !

 Christiane Taubira au ministère de la justice française, c’est une promotion exceptionnelle pour elle et la Guyane. mais elle a maintenant les poings liés. Lors des grands choix elle devra « soit se soumettre soit se démettre ».

Patricia Saïd : une militante, secrétaire général de l’UTG, patriote déclarée. Bravo !! Santé et réussite !!

Eddy Hardjopawiro: dirigeant exceptionnel que  perd encore le MDES. Des coups durs du destin, « on n’achète pas la maladie ».  Jean Richad Letard, militant du Parti, l’a suivi chez les ancêtres.

Adelson, maire de Macouria : une personnalité guyanaise qui nous laisse. Un « féodal », avec ses bons et mauvais côtés, visionnaire et autoritaire. Indéracinable.Initialement à gauche, PSG, il était surtout opportuniste en politique.Il a développé la commune, il présidait le CNFPT, il était pour une deux fois deux voies entre Cayenne et Kourou. Il usait aussi des avantages de sa fonction…

 » Il s’agit d’une année qui vient de s’écouler, et je formule à tous les internautes et à leur famille mes vœux de Santé agrémentés d’un peu de Soumaké, ça aide.
L’année 2013 sera ce que nous en feront, c’est une phrase facile que beaucoup reprennent. De mon point de vue elle sera bonne. Parce que ce n’est pas une année d’élection ! les municipales auront lieu en 2014 et la nouvelle collectivité en 2015. Or les élections divisent le peuple guyanais et sont boudées par la plus de la moitié des citoyens. Aussi, les initiatives pour la réflexion et l’action auront davantage d’écho dans les prochains mois.
Pour notre Blog, il est possible que nous fêtions notre premier anniversaire dans la foulée d’une nouvelle étape que je proposerai aux « blogeurs » qui nous « aiment » dans quelques semaines.
A kou nou di-a !!  »

 Propos recueillis par JOAN Gilles.

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