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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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L’actualité politique de « Lagwiyann ».

18 décembre 2012 de Idéal Guyane
Maurice PINDARD.

La situation à l’UMP a occupé pendant plus de deux semaines l’actualité médiatique en France pendant que nous vivions aussi en Guyane, à un autre niveau, le départ d’une figure politique du mouvement  Walwary . Sur  le blog de Maurice PINDARD un décryptage  vous est  proposé.

 Politique – France : Avez-vous été interpelépar la situation rocambolesque  à l’UMP ?

Interpelé, non. Depuis que les anciens présidents de la république française sont tous mis en examens ou auditionnés par la police pour faits de corruption, on sait que les grandes formations politiques françaises, notamment de droite, sont bourrées d’opportunistes et de carriéristes. Leur cinéma est grotesque. Un des leurs a dit «  et dire que ces personnes dirigeaient la France, cela fait froid dans le dos … », Il n’a pas menti !

Politique – Guyane :  Est-ce que ce cas de figure pourrait un jour exister par exemple au sein du MDES ?

On ne peut pas dire « jamais ». Mais, au MDES, des mécanismes sont là pour empêcher le carriérisme. Par exemple, les indemnités de nos  élus du conseil régional et général sont intégralement reversées au parti qui décide s’il faut dédommager ou pas certains d’entre eux.

D’autre part, le socle idéologique du parti et sa pratique sur le terrain sont des remparts contre les  guerres de chefs.

 Politique – Guyane / France : Dernièrement, avez-vous entendu parler des élus Guyanais qui sont installés dans les deux  assemblées nationales françaises ?

Que ce soit les sénateurs ou les députés, on les entend assez souvent faire des interventions diverses là-bas. Ils vont et viennent régulièrement. C’est surtout l’efficacité de leurs prestations qui est en question ! Et plus ça ira plus ce sera difficile pour eux de sortir du cadre fermé de leurs interventions institutionnalisées.

Politique – Guyane : Il y a  quelques semaines « Walwary » tenait son congrès qui a reconduit  Joël PIED à sa tête. Pour Maurice Pindard, quel genre de parti politique est-ce ?

 Il est difficile à cerner. Il se dit de gauche. Mais  à différents moment de la  vie politique guyanaise, depuis 1993, nous nous sommes plusieurs fois interrogés ! Le MDES avait fait liste commune avec ce parti pour les régionales de 2010. Nous siégions dans le même groupe d’opposition à la région. C’est un mouvement avec lequel on peut travailler sur certains points. On peut apprendre à ses côtés mais il est parfois déroutant.

 Politique – Guyane : AUDREY Marie lâche Walwary, comment interprétez-vous ce geste politique de l’actuelle tête de file de l’opposition au conseil régional ?

Il faut rappeler que c’était la députée suppléante de Mme Taubira et qu’elle était effectivement le chef du groupe d’opposition de gauche à la Région Guyane dénommé « Démocratie  et probité ». La démission de son mouvement n’est donc pas une banalité. C’est un fait politique guyanais qui mérite d’être souligné et analysé. Elle a dit elle-même qu’elle a des divergences qui l’ont poussée à démissionner. Elle n’a pas voulu donner plus de détails. Les dirigeants du mouvement n’ont pas voulu polémiquer publiquement. Des deux côtés l’attitude a été digne et respectueuse, il faut le noter. Que s’est-il passé ou encore que se passait-t-il ? Car la démission est toujours l’aboutissement d’un processus. On en saura davantage plus tard, peut-être. Je pense que le problème est doit être assez sérieux…

 Politique – Guyane : Le groupe MDES au sein de l’assemblée régionale de Guyane est né, quels seront les rapports avec les autres élus de l’opposition ?

La création du groupe vient d’être annoncée en conférence de presse. IL faut dire que ce geste politique est possible parce que, de deux, les élus du MDES passent à trois avec la montée d’Eddy Pollus en tant que conseiller régional du fait de la démission de Mme Taurira et de M. Serville.  Cela permettra au MDES d’avoir des moyens, local, assistant à mi-temps, de pouvoir s’exprimer efficacement, régulièrement et librement. Dès que cela est possible pour un parti politique qui est dans l’opposition, il doit le faire afin d’être plus « lisible » par l’opinion publique guyanaise. Bien sûr le groupe MDES à la Région continuera de siéger dans l’opposition et a affirmé qu’il travaillera avec les autres forces d’opposition.

Sécurité – Guyane : Maurice Pindard, pourquoi et en quoi une zone de sécurité pourrait-elle changer les choses à Kourou ?

 La zone sécuritaire ne changera rien de fondamental parce qu’elle ne prévoit pas de s’attaquer aux causes de la délinquance et du banditisme. C’est la ville où il y a la plus forte concentration de forces de l’ordre au km2 ! Services secrets et légionnaires en plus !!

C’est d’abord la question économique, l’emploi, et culturelle, l’éducation, qui est en cause. Le maire prend des décisions courageuse, le couvre-feu par exemple mais la situation est complexe et globale. En tous cas, nous nous trouvons à Kourou dans un territoire où 1000 Km2, l’enclave de la base spatiale  européenne, sont sécurisés au maximum  et où les habitants sont les plus grandes victimes de l’insécurité. !!! Il est clair que ce qui intéresse la France, c’est bien son centre de Tir de satellites ! ! Au passage je signale de nouveau l’inefficacité des barrages illégaux d’Iracoubo et de Bélizon !!

 Société – Guyane : Maurice Pindard que me répondrez-vous si je vous dis que la Guyane est le seul pays qui s’arrête de fonctionner durant quatre mois pour cause de festivité (de décembre à mars) ?

C’est parce que c’est un pays malade administré par une puissance qui n’a qu’un seul objectif, la paix sociale à tous prix, pour que ses intérêts ne soient pas remis en cause et que la base spatiale européenne continue de faire des profits. Les médias et les collectivités diverses sponsorisent à grands frais « la fête » qui est érigée en patrimoine culturel touristique. Alors ce sont les autres activités qui en pâtissent. Les élus locaux appliquent la devise des chefs romains de l’antiquité, du pain et des jeux. Le problème c’est que le pain est cher…, le panier de la ménagère. Cela nous vaut même une loi contre la vie chère !

 Propos recueillis par JOAN Gilles.

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