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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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La méchanceté

14 septembre 2012 de Idéal Guyane
Mechanceté

La méchanceté c’est le fait de dire des paroles ou de commettre  des actes dans l’intention de nuire, de faire mal.

On pourrait penser que cet « état de méchanceté » ne touche pas tout le monde. Certains s’en estiment exempts.

La méchanceté serait un mal qui frappe des individus marqués par des conditions socio-économiques difficiles, avec des niveaux de culture, d’instruction particuliers. Afin de survivre dans  un environnement hostile, ces êtres humains ont développé des « gestes » de protection qui se traduisent par des réponses violentes  ou par une agressivité nécessaire dans la compétition pour la vie.

Cependant, la lutte pour la vie ne rime pas forcément avec la méchanceté. A la base il n’y a pas d’intention de nuire. Il s’agit davantage de comportements ou de paroles faites pour se protéger, répondre aux agressions et prendre les devants avec une détermination qui confine à la violence sans que l’on puisse identifier clairement de la méchanceté.

D’autre part la bonté ne semble pas être réservée à ceux qui ont la chance d’être épargnés par la loi de la jungle sociale. Même chez des gens dit aisés, instruits ou haut placés, il semble que la méchanceté ne soit pas absente des comportements  quotidiens.

On peut aussi avancer qu’à certains moments de la vie, surgis de l’intimité de la nature humaine, des soubresauts de méchanceté se manifestent, légitimés par tant de raisons avouables ou inavouables. Alors la bête sauvage se réveille  et agit pour faire du mal.

Pourtant, quand même, du point de vue individuel, l’on est porté à penser que l’évolution spirituelle de l’Homme, à laquelle chacun participe, l’a immunisé contre ce désir de nuire à autrui ou à soi-même.

Hélas, si l’on se réfère à l’opinion collective, il apparait que « le monde est méchant » et que « l’homme est un loup pour l’homme ».

Comme si l’on se mentait à soi-même…

D’ailleurs dans la majorité des films, dessins animés pour enfants compris, le monde est divisé en deux camps, les gentils et les méchants !!

Allons-nous suggérer que la fiction du cinéma ne reflète pas la réalité de la vie …

Il suffit de se pencher sur l’histoire des hommes depuis la préhistoire pour constater que l’homme vit avec la méchanceté comme avec une créature féroce qu’il libère ou qui se libère afin de servir ses buts divers. Dire du mal en sachant que ça fait mal, faire du mal en connaissance de cause.

Bien sûr, il ne faut pas la confondre avec  la violence, avec les faits de cruauté ou de barbarie inhérents à des époques précises. Il ne s’agit pas d’assimiler tout ce qui agresse à de la méchanceté.

Ainsi, Elle  nous habite et il faut se l’avouer.

Nous-mêmes, guyanais, ne connaissons nous pas des épisodes répétitifs, à l’échelle de la famille, du quartier, de la ville, du pays, où la méchanceté s’étale de la plus détestable façon.

L’on peut ne pas s’attarder aux conflits familiaux et de voisinage ; La sphère politique regorge de faits de méchanceté. La calomnie, dire du mal en sachant que ce n’est pas vrai !! Quoi de plus courant sur la scène publique ??  Réalisme politique ?? La fin justifie les moyens ??

Et si « la bête », demain, cassait sa corde ou sortait de son parc, demain, une fois le pouvoir entre nos mains…

Les épisodes de tracts « cochons » ne sont pas isolés, c’est une pratique presqu’admise. Pourtant c’est de la pure méchanceté.

Les émissions sur radios périphériques où l’on salit volontairement son adversaire et sa famille, en mentant délibérément,  en sachant que l’on fait du mal.

Sans parler des menaces, des agressions, dictées il est vrai par la passion politique, mais qui sont cependant des faits et gestes «  méchants ».

Alors, confrontés à une volonté tenace, séculaire, manifeste, chez tellement d’entre nous,  de construire ensemble et  convaincus de la nécessité de l’action collective de masse, nous devons nous interroger sur la méchanceté qui nous habite, chacun d’entre nous.

Bravo à ceux qui ont su la chasser de leur cœur, qui savent mettre les barrières efficaces  pour qu’elle n’y entre plus, de nouveau, « à pas de loup ».

Pour nous autres, une fois avoir admis que la méchanceté est un animal sauvage qui fait semblant de dormir dans notre inconscience, nous n’avons d’autres recours que de la traquer pour l’éliminer. L’on nepeut composer avec elle, elle ne s’apprivoise pas, il faut la tuer, en toute conscience.

Maurice PINDARD.

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