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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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Le bonheur

20 juillet 2012 de Idéal Guyane
Arc en ciel

La recherche du bonheur semble être une activité durable de l’être humain.

Cela peut être la réalisation d’objectifs pour atteindre une situation sociale synonyme de progrès et de bien vivre. Un travail, un logement, un meilleur emploi, une meilleure rémunération.

Souvent aussi c’est la concrétisation  d’un souhait : un bébé, un mari, une maison à la campagne, une bonne récolte, etc.

C’est aussi une bonne santé et une activité en plein air ; fonder une famille. Avoir  un cheval, une paire de bœufs, un canot. De l’argent. Des biens matériels etc.

Le bonheur est aussi  un état d’esprit, un état d’âme, un état physique de relaxation ou de béatitude.

Il y a maintenant  une mouvance internationale, liée à la religion et aux différentes doctrines promettant une vie meilleure, qui préconise une pratique sociale et individuelle  procurant  un état de sérénité, une paix intérieure ou une  conduite « zen ». Ces techniques nous rapprocheraient du bonheur.

Cependant, pour une personne qui vit dans une région en guerre, quel peut être le bonheur ?  Il est possible que pour le combattant la mort au combat soit la réalisation du bonheur maximum. L’on a vu des mères de famille encourager leur fils à aller au feu comme s’il s’agissait de la voie royale vers leur accomplissement.

Parfois,  le bonheur c’est  simplement de se contenter de ce que l’on a, de faire contre mauvaise fortune bon cœur. L’ouvrier qui enfin prend des vacances,L’agriculteur qui revient du marché, fatigué mais heureux d’avoir bien gagné sa journée. Bonheur fugace dans une existence de dur labeur.

Mais plus que le travail, ne serait-ce pas l’activité non obligatoire, de loisir, de temps libre, dont on n’attend pas de rémunération qui permettrait  à  l’individu de s’épanouir et  de se rapprocher du bonheur ?

A chaque nouvelle  année nous souhaitons  le bonheur à ceux qui nous sont chers. Mais peut-il y avoir bonheur si l’on n’est pas libre ? Ou tout simplement s’il nous manque quelque chose d’important, ou si on a un sentiment d’insatisfaction. Ou si on n’a pas la santé.

Malgré tout, tout au long de notre vie, nous sommes  à la recherche du bien-être. Vivre en paix, vivre sans guerre, avoir de quoi satisfaire ses envies ou folies, être libre de faire ce que l’on veut, dans une certaine mesure.

A la fin de sa vie, l’homme regarde vers l’arrière, il se remémore ses moments de joies, de peines et se prépare à partir. Ceux qui  peuvent encore bénéficier de quelques années de vie font de façon qu’elles soient pleines de joies.

Les dirigeants, les militants politiques, associatifs, les bénévoles, eux-aussi, travaillent au bonheur de leur peuple ou population. Animés du désir ou du besoin de servir, ils consacrent une partie de leur vie à rendre heureux les autres, les leurs.

Les bénévoles et militants guyanais des milieux associatifs, culturels, revendicatifs, politiques souhaitent aussi  le bonheur de leur peuple. Sa situation matérielle ou sociale, sa vie culturelle, son émancipation de toutes les chaines sociales : chômage, précarité, son accès à l’école et aux autres services publics, la réalisation des droits fondamentaux, des libertés fondamentales.

Certains d’entre nous optent pour une démarche personnelle.S’ils font partie de ceux qui ont de la chance, de naissance ou par circonstances, ils font en sorte de vivre des moments de bonheur immédiat ou construisent les conditions matérielles de leur bonheur individuel ou familial. Ils sont parfois rattrapés par la vie qui bouleverse les plans établis. La maladie, la mort, la faillite, la crise, les conflits.

Beaucoup d’entre nous n’avons que le choix de construire ensemble les éléments de notre mieux-être individuel. C’est dans l’association pour la terre que nous essayons de réaliser notre demain sur une parcelle, c’est dans le syndicat que nous essayons d’obtenir les conditions d’une vie meilleure, c’est dans la lutte politique commune que nous gagnons les conquêtes «  des lendemains qui chantent ».

Comme tous les êtres humains nous nous projetons dans l’avenir pour visualiser ce qui serait le meilleur pour nous et nos enfants, pour notre famille, notre peuple.

Certes la religion propose la vie éternelle après la mort ce qui conduit nombre de croyants à accepter des conditions de vies déplorables sur terre, dans la mesure où ils ont la conviction de la réalisation du bonheur éternel post mortem.

Malgré tout, parfois inconsciemment, comme tous les humains, nous cueillons les meilleurs instants  de la vie là où nous les trouvons et nous passons notre temps  sur la Terre à nous rapprocher  du bonheur  quitte à ne jamais l’atteindre.

Maurice PINDARD.

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