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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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Conscience individuelle et conscience collective

2 avril 2012 de Maurice Pindard
Fourmi-manioc1

Une fourmi manioc découpe la feuille d’un arbuste. Les morceaux de feuille sont transportés par d’autres fourmis jusqu’à la fourmilière où les feuilles sont transformées par d’autres individus. La reine pond des milliers d’œufs qui donneront des milliers de bébés fourmis qui seront nourris par d’autres fourmis. Chacune de ces milliers d’individus joue un rôle précis dans la société de ces insectes. On sait quelles se dirigent grâce à leurs antennes et aux hormones qu’elles échangent. On est impressionné par le travail d’ensemble que cela fourni.

L’homme, bientôt 7 milliards d’individus, s’agite de façon organisé comme les fourmis manioc. A la différence qu’il sait ce qu’il fait, qu’il a une part de choix individuel, et que les sociétés humaines ont établis des codes et des règles qui procurent à un ensemble humain donnée une conscience collective exprimée oralement et bien souvent par écrit.
Dès sa mise au monde l’être humain est individuel et collectif. Quand il prend conscience il sait qu’il existe, lui-même parmi les autres.

Quand il fait ses choix il les fait selon lui et selon la société dans laquelle il vit.
Alors l’individu se forme une conscience individuelle et baigne dans la conscience collective des centaines de ses congénères. Conscience de la famille, du clan, du village, de la ville, du pays, et du monde.
Au fur et à mesure du développement de la société humaine des divisions dans le travail sont apparues. Ceux qui produisent, ceux qui vendent ; ceux qui sont propriétaires des moyens de travail et ceux qui ne le sont pas ; ceux qui emploient et ceux qui sont employés. Des catégories sociales différentes apparaissent.

Des mentalités propres à telle ou telle catégorie se développent. Des façons de faire et donc de penser. Des consciences de classe sociales différentes correspondant à des situations de classes particulières.
L’ouvrier chinois pense chinois, il pense aussi comme n’importe quel ouvrier du monde.
L’entrepreneur mexicain pense mexicain, il pense aussi comme n’importe quel entrepreneur du monde.
Faisons le point,

Nous, Guyanais, avons une conscience collective des choses. Nous comprenons le monde à notre façon, mais nous le comprenons aussi selon la conscience collective amazonienne, sud-américaine et mondiale, car nous vivons à l’époque de l’ère planétaire. Nous, les humains, avons une conscience de terrien.
L’individu guyanais partage aussi une conscience collective de classe avec les autres citoyens de la terre qui sont placés dans les mêmes conditions sociales.

Au plan individuel, chacun d’entre nous développe sa conscience individuelle, selon son expérience personnelle et sa compréhension des choses.

Ainsi, en pleine conscience (individuelle et collective) il prend ses décisions et agit sur le cours des évènements pendant le temps passé sur notre planète Terre.

Maurice PINDARD.

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