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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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Conférence débat à Iracoubo

30 juillet 2019 de Maurice Pindard
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Conférence à Iracoubo le 25 juillet 2019

Devant une quarantaine de personnes, Idéal Guyane a tenu à la médiathèque Georges Othily d’ Iracoubo la première conférence du deuxième cycle de rencontres.

En ouverture, le groupe Kadawonsé du village de Bellevue a présenté des danses au tambour sampula.
Les associations invitées « Nou parépou » et ESPAL ont présenté leurs activités.
Puis le modérateur a passé la parole au conférencier, Maurice Pindard, qui a « planté une parole » pendant 30 minutes devant l’auditoire.
Ensuite il y a eu un débat très riche et animé.
Plusieurs intervenants ont fait part de leur rêve : Une Guyane amazonienne qui reconnait tous ses peuples dont le peuple autochtone. Une école où les enfants pourront apprendre l’histoire de leur commune, de leurs ancêtres et de leur pays. Une Guyane où les dites maisons de retraites seraient plutôt des « maisons de savoir » dans lesquelles les anciens pourraient transmettre aux plus jeunes. Un pays se subvenant à lui-même sans attendre que des bateaux lui apportent la nourriture. Une Guyane ayant sa place dans le monde.
La question politique a été largement abordée puisque la première intervention du doyen d’Iracoubo posait d’emblée la question de l’indépendance et la nécessité de changer les lois françaises. Une jeune étudiante examina la portée des propositions citoyennes face au cadre légal tout en évoquant la désobéissance civique.
Un participant a mis en cause  « l’égo guyanais » qui nous empêcherait de travailler ensemble.
Cela a suscité plusieurs réponses dans l’assemblée.
Elie Stephenson, grand écrivain guyanais, honorait cet échange de sa présence. Il a soumis deux citations à notre réflexion : « Pour celui qui ne sait pas où il va, aucun vent n’est le bon », « Ce n’est pas la cible qui se déplace, c’est nous qui arrêtons de viser ». Il aborda aussi la question de la spiritualité .
Une enseignante s’interroge sur la Guyane de demain, avec tous les apports des immigrés. Ce qui provoqua plusieurs réactions et contributions au débat.
Débat large, ouvert, sérieux.

Maurice pindard concluait en repositionnant le guyanais en tant qu’Homme avant tout, comme tous les autres humains, dans toutes ses dimensions. Homme qui doit avancer vers le soleil levant, sur le layon de l’émancipation, fort de son idéal et de ses rêves qui lui donnent une vision du futur qu’il doit construire en commun après avoir défini ses objectifs.

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