Un blog pour quoi faire ?

Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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l’objectif

24 septembre 2018 de Maurice Pindard
cible

Nous courrons, nous courrons, où allons nous ?
Nous nous battons, nous nous battons, pour aller où ?

Les difficultés de la vie nous font réagir, nous nous organisons avec d’autres et puis nous menons des actions pour faire cesser les maux qui nous agressent.

Nos actions peuvent être coordonnées et viser la même cible. Alors elles sont fortes, spectaculaires, comme celle de Mars 2017.

Cependant l’accord obtenu n’a pas fait disparaître les difficultés. Quelques avancées, oui mais elles dépendent du calendrier et du bon vouloir des ministres. Alors nous nous préparons déjà à d’autres mobilisations pour faire appliquer les accords

Mais, pendant que nous ripostons face aux agressions, pendant que nous marchons pour revendiquer, d’autres difficultés surgissent du fait même de nos précédentes manifestations. Nos militants, nos leaders sont réprimés et nous voilà encore à préparer d’autres mobilisations.

Comme si nous étions condamnés à passer notre vie active à repousser des fléaux qui frappent continuellement nos vies de militants, de bénévoles, de citoyens qui osent faire face aux difficultés de la société.

Certains d’entre nous ont pourtant la conviction de « tenir le bon bout ». Ils s’engagent avec foi et détermination, jusqu’au bout. D’autres en font de même, différemment, avec la même abnégation. D’autres plus âgés, suivent les mouvements tout en sachant qu’il faudra encore et toujours remanifester, rebloquer, renégocier, se refaire tromper et puis encore recommencer. Ils ont compris que la lutte est perpétuelle.

Comme si nous étions condamnés à passer notre vie ……

Amis blogueurs,

Y-aurait-il une autre voie qui assurerait une victoire définitive, pour enfin pouvoir vivre, libre et heureux dans notre pays.

Du travail, des logements à prix abordables, du terrain à volonté pour construire sa maison ou faire un abattis, des cités bien aménagées avec de la place pour tout le monde et pas de squat, des écoles collèges et lycées pour tous dans tout le pays, un pays qui produit à partir de ses richesses et assure son développement. Des programmes scolaires fait sur place avec des équipes pédagogiques et d’encadrement locales. Des hôpitaux dans toutes les régions du pays, équipés, avec des médecins formés sur place, dans une université avec des pôles du Sud au Nord, d’Est en Ouest. Une culture, des cultures en plein épanouissement et en pleine harmonie avec des langues que tout le monde comprend et parle. Des places, des lieux de détente, de sport, en toute sécurité parce que l’on ne vole plus dans ce pays, on n’agresse plus, il n’y a plus d’insécurité. Parce que cela fait longtemps que les accords avec nos voisins ont permis de solutionner les cas graves et parce que l’éducation dans les familles et à l’école pousse l’enfant et l’adulte à faire bien, mieux, encore mieux, dans le respect de la personne, du travail et des biens.
Un pays où sa jeunesse en expansion est une richesse miraculeuse et où l’intégration de tous est une force incomparable parce qu’elle n’est pas leur désintégration. Toute la richesse du monde concentrée dans une construction commune, invincible, accomplissant des merveilles humaines que tous les citoyens vantent avec une même fierté guyanaise..

Amis Blogueurs,
Y-aurait-il un chemin qui, au confluent de nos multiples luttes multiformes, les rassemblerait dans une seule rivière, impétueuse de promesse de vie. Un fleuve vers lequel nous convergerions et qui nous mènerait par milliers vers un seul objectif.

Disons, l’objectif de l’étape dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui dans notre pays ! Puisque nous savons que l’aspiration au bien-être et les luttes pour y accéder ne s’arrêtent pas.

Alors disons le, Oui, il est possible que, dans la situation actuelle, nous soyons à un moment de l’histoire de notre pays où tous ensembles nous pourrions unifier et densifier nos luttes vers un seul objectif.

De notre côté, sur le Blog Idéal Guyane, le travail de réflexion et d’échange que nous avons commencé en Mars 2012 nous a permis de définir La Direction du chemin que nous devrions prendre pour une construction commune. Nous la connaissons, c’est celle de l’Émancipation, vers le soleil levant.

Nous avons continué la route et tant sur le Net ainsi que par des rencontres de vive voix, nous avons partagé nos rêves du pays que nous souhaitons, sans complexes ni barrières. Nous en avons eu la Vision.

Alors le quotidien de nos luttes nous interroge. L’énergie que nous déployons pour résister et conquérir des espaces de mieux-vivre, s’use et s’épuise. Et ce qui viennent recommencent avec la même foi , la même détermination les mêmes combats, pour des avancées qui seront remises en cause et pour lesquels d’autres filles et fils du pays se mobiliserons encore, comme si nous n’étions pas capables de saisir, à un moment donné de l’histoire, qu’il nous faut franchir une étape décisive afin de donner aux luttes futures une dimensions future.

Oui, Amis Blogueurs, il nous faut maintenant un Objectif, commun !! pour changer d’étape…

Depuis 6 ans que nous cheminons, nous arrivons au troisième tronçon de la route que nous avions proposé à nos débuts. Un deuxième livret est à l’impression et doit paraître bientôt. Le deuxième cycle de conférences que nous allons entamer dans tout le pays aura justement pour thème : du rêve à l’objectif !

Alors, peut-être que pourrons nous ensemble dessiner les contours de cet objectif, le décliner en objectifs secondaires si nécessaire. En dégager la pertinence et les modalités pour y parvenir.

Peut-être que ce point de mire, identifié et admis par tous, nous permettra de ne plus considérer nos réactions face aux difficultés comme des buts à atteindre mais comme des moyens de nous rapprocher, chacun et tous ensemble, dans une démarche commune, vers cet objectif que nous aurons défini.

Alors, fini les manifestations et les blocages pour des accords qui une fois signés ne seront pas respectés. Fini les actions coups de poing pour qu’ils nous voient, fini les réactions pour nous prouver à nous mêmes que nous sommes encore là, debout, cheveux noirs, grisonnants, blancs, jusqu’à la mort, l’étendard levé.

Certains de nos lecteurs diront qu’ils ne comprennent plus !!

Sommes nous en train d’écrire qu’il faut arrêter de se battre ? De lutter contre les discriminations, pour les conquêtes sociales, contre l’insécurité, pour le développement ??

Evidemment, non !

Il s’agit en fait, tout simplement et en définitive, de commencer à concevoir nos luttes comme des éléments de la démarche générale vers l’objectif.

Ainsi, tout le monde à raison de réagir, de lutter, à sa façon, contre les éléments qui perturbent notre vie en Guyane. Chacun apporte sa pierre, de son côté, c’est bien. Et sachons que nous ne sommes pas en concurrence, quelles que soient nos appartenances organisationnelles ou non.

Cependant, prenons conscience du défi que la Vie a posé devant nous, en Guyane, en 2018 et commençons à lutter différemment c’est à dire en ayant conscience que nos luttes sont les criques qui doivent nourrir le cours principal, la rivière fondamentale, le fleuve décisif qui nous mènera à l’objectif que nous aurons défini.

Construire notre pays, pourquoi pas…

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