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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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« I HAVE A DREAM », rêver d’une autre Santé de Guyane

28 septembre 2016 de Maurice Pindard
grande-region-amazone

Le Docteur Rollin BELLONY a bien voulu nous confier son rêve, accompagnons le.

L’acte de vivre notre destin collectif, comporte une série d’étapes bien au-delà de notre pouvoir décisionnel. Nous n’avons pas toujours le choix que de nous adapter aux circonstances et saisir les occasions sans jamais abandonner nos rêves. . Tout laisse à penser que nous ne sommes pas prêt (le nous pas ko pare) et que l’on est condamné à toujours s’approcher de la ligne d’arrivée sans jamais la franchir. Pour sortir la tête de l’eau les hôpitaux et le système de soins doivent adapter leur fonctionnement aux spécificités Guyanaises. Il faut donc en finir avec la politique des constats et passer à l’Action.
Alors j’ai fait un rêve «  le Rêve Guyanais »
Que j’invite la population et les décideurs de notre pays à partager avec moi
Car le rêve à plusieurs est déjà une réalité,
L’utopie partagée est surtout le début de l’Action

1 je rêve que nous Adaptions l’organisation territoriale et l’accès aux soins en tenant compte des bassins de population pour une gestion plus adaptée à la démographie régionale :
– En faisant concorder dotation financière et bassin de vie
– En transformant l’hôpital de Saint-Laurent en hôpital international avec une Ouverture de l’hôpital aux ONG, à l’instar du Suriname qui utilise beaucoup les ONG qui sont déjà sur le fleuve, le centre de santé de Saint-Georges en centre sante international, voire sans frontière, le centre de santé de Maripasoula en hôpital de l’intérieur et l’hôpital de Cayenne en un CHU [centre hospitalier universitaire] pour former nos futurs médecins.

2 – je rêve que que nous Redéfinitions et accentuions la coopération avec les pays frontaliers pour développer une coopération transversale afin de décloisonner les frontières. « rt que nous arrivions à créer une coopération fortes et outrancières, afin de faire émerger une vraie notion d’équipe de soins internationale, sans frontières qui inclurait des acteurs des deux pays et qui permettrait à ces derniers d’échanger leur modes d’exercice pour une meilleure prise en charge des populations ». et pour les patients   une carte de sécurité sociale internationale Le Suriname étant d’accord pour payer, cette sécurité sociale sans frontière

3 – je rêve que nous Mettions en place un institut de l’humanitaire dont la mission serait de prendre en charge intégralement ces populations spécifiques sur le plan sanitaire avec la création d’une dotation globale sociale et humanitaire prélevée de manière compensatoire sur l’aide française dans le cadre de la coopération internationale. Où les centres de soins de quartiers devraient jouer un rôle de filtre pour désengorger les hôpitaux et les centres administratifs sans détruire notre système social de santé qui reste un système fort mais pas adapté.

4 – je rêve que nous développions la médecine privée d’utilité publique en créant des villages santé avec la participation prépondérante des mutualités et des collectivités ou encore remplacer les centres de santé par des cabinets médicaux libéraux.

5 – je rêve que nous participions à la mise en oeuvre complète du système de formation des professionnels de santé. La formation serait « professionnalisante » et axée sur le territoire, elle permettra à l’acteur de santé de se confronter précocement à ces bassins de populations. Le rôle de l’université est primordial en ce domaine avec une faculté des métiers de la santé détenant un numérus clausus propre à la Guyane.

6 – je rêve que nous créions une véritable administration territoriale de la Santé, une sorte de ministère gérée par l’assemblée territoriale en partenariat avec l’état qui concède à la CTG certaines compétences nouvelles et financées. Notre appareil de soins n’étant pas adapté à la situation de notre territoire, car piloté depuis Paris.
La santé en Guyane est une véritable tragédie. Nous pouvons tous être effleurés quelque soit le moment de notre vie, par le vent de cette tragédie que l’on peut diriger en ajustant les voiles tout en prenant le vent de l’économie sociale et solidaire et des holdings associatifs.

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