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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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A la recherche, ou « de la quête »

4 juin 2016 de Maurice Pindard
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Article pour prendre force

Certains d’entre nous ne cherchent pas. Ou bien ils ont déjà trouvé et ils sont sûrs d’avoir la bonne réponse ou bien ils ne voient pas la nécessité de chercher, la question de la « quête  » ne se pose pas pour eux.
Certains d’entre nous ne cherchent plus. Ou bien ils ont déjà trouvé et …. ou bien ils en on assez de chercher. Ils sont découragés. Ils n’ont plus d’entrain. Ils sont désabusés.
Certains d’entre nous cherchent encore. C’est qu’ils n’ont pas trouvé ou que ce qu’ils ont trouvé ne convient pas. Ils ont l’espoir de trouver un jour et persévèrent.
Parmi nous, certains vivent et attendent. « Il y en bien un qui trouvera, parmi les autres » ! A ce moment là on saura et on pourra venir.
Au fait, que cherchons-nous ?
Une solution à nos problèmes d’humains, une réponse à nos questions existentielles, un chemin ?
Un chemin pour aller où ? Un chemin sur lequel se trouvent des solutions à nos problèmes d’humains ou/et des réponses à nos questions existentielles.
Un ami à qui je disais que nous faisons beaucoup de réunions, de discussions parfois vives, sans trouver l’issue du débat, me répondit :  » ce qui est le plus important ce n’est pas ce que vous pourrez ou non trouver comme solution, c’est tout ce que vous avez construit ensemble pendant tout ce temps ».
Un autre me disait  » peu importe la destination, ce qui est important c’est le voyage ».
Alors certains d’entre nous, cheminent, marchent, avancent, sans particulièrement chercher des réponses ou des solutions. Ils sont convaincus que chemin faisant ils glaneront des clefs pour ouvrir des pistes ou que des portes déjà ouvertes, qui sait par d’autres, s’offriront à leurs pas.
Tout de même, il faudrait, quand même, avoir une direction. Vers où aller ? Parce que l’on ne peut pas ouvrir tous les layons du monde !!
Bien ! Quelle direction ? Celle de tout le monde, de tous les humains. De tous les humains qui ont entrepris de faire, de vivre, de faire mieux, de vivre mieux, de faire bien, de vivre bien.
Certes le bien et le mal existent. Ils cohabitent même dans chaque fait et à chaque instant. Pourtant jamais dans le même rapport au même moment. Et si l’homme agit dans le sens du bien il pèse sur la balance du mieux. C’est donc possible !!
Nous allons donc faire comme tout le monde, nous allons nous lever et marcher en direction du bien pour atteindre le mieux. Dans tous les compartiments de la vie.
Nous voici ainsi, en file ou en groupe, par graine ou en grappe, et nous nous entre-apercevons maintenant. Quel que soit le bout du layon que nous avons emprunté, nous avons bifurqué à un moment dans la direction du bien et nous nous somme vus.

Il est clair alors que nous sommes plus nombreux et des nouvelles nous parviennent de tous les autres qui dans tous les coins de Terre, quel que soit le bout du layon qu’ils ont entamé, marchent de concert avec nous dans la même direction.
Hélas, combien d’entre eux, d’entre nous, nous ont laissé sur le chemin rejoignant d’autres cieux ou réensemençant la Terre Mère. Combien d’échecs sur la route, combien d’illusions de réponses et de désillusions. Combien de lumières allumées qui se sont éteintes. Éteintes ? Vraiment ? Plus rien ne brûle sous la cendre ? Les lances tombées n’ont pas été ramassées ? L’expérience immense de ceux qui ont jalonné la route ne nous éclaire-t-elle pas ? Un peu, beaucoup…
Oui nous allons plus vite, nous évitons les obstacles connus, nous sommes forts des tâtonnements de ceux qui y ont laissé leur vie. Et lorsque nous les dépassons, lorsque nous prolongeons leurs pas, nous exultons. Nous atteignons l’exaltation de ceux dont le cœur bat au rythme de chaque parcelle de bien qu’ils ont défrichée dans la quête du mieux.
Nous sommes prêts à mourir à notre tour, les yeux refermés sur tout ce nous avons fait de ce que nous pouvions faire.
Sereins et sûrs d’avoir avancé et d’avoir fait avancer.

Maurice Pindard.

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