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Après 20 années de secrétariat général au MDES, j’ai l’opportunité de pouvoir exprimer un point de vue personnel relativement pertinent sur le monde, notamment sur notre pays la Guyane. la suite...

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Réfléchi anvan palé

24 mars 2012 de Idéal Guyane
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Maurice PINDARD le tribunal vient de donner sa sentence,  et elle condamne  Rodolphe ALEXANDRE pour ses propos tenus à l’encontre du MDES lors des dernières élections cantonales de 2011. Ce dernier avait affirmé au cours d’une émission télévisée que  le MDES fournissait des boissons alcoolisées aux peuples autochtones de la vallée de l’Oyapock.

1) Maurice PINDARD quelles sont vos premières réactions après cette condamnation ?
  Un proverbe dit «  babun mofu e kii babun » ou encore « djol baboun ka tchwé baboun », bref il aurait mieux fait de se taire ou de faire plus attention à ses propos. Le fait d’être le président de la Région  Guyane soutenu par le président de la république française ne donne pas le droit  de dire n’importe quoi  en direct sur les médias. Il a dit : «  j’affirme que vous apportez de l’alcool aux amérindiens » en pleine campagne électorale. Il s’est condamné lui-même.

2)  RODOLPHE Alexandre est le nouveau protégé de l’état français en Guyane, pensiez-vous  en toute sincérité à une telle sentence au moment où le MDES avait porté plainte pour diffamation?
Du point de vue de la morale, il était déjà condamné par l’opinion publique guyanaise. De plus, la ligne de défense de ses avocats l’a enfoncé quand ils ont voulu expliquer qu’il n’est pas diffamant de dire que l’on a amené de l’alcool parce que ce n’est pas un produit interdit. Des réactions ont  d’ailleurs eu lieu pour le désapprouver (cf. lettre ouverte de messieurs Tiouka et Bidiou). En conclusion, adepte du 73-Droit commun, il se fait condamner par le Droit commun-73 alors comme on dit :  «  a yé payéwè ! ».  Il paraît qu’il va faire appel.  Attendons la suite.

3)  Quelles seront les conséquences pour les prochaines élections sur les rives de l’Oyapock et du Maroni après cette condamnation ?   C’est surtout la presse écrite qui relaie  cet évènement. La diffamation n’est pas quelque chose  de facile à comprendre. Tout le monde n’en voit pas la portée. Ces fait seront oubliés peut-être par certains. Les zones concernées sont difficile d’accès  y compris pour l’information. Il n’est pas sûr que les conclusions du tribunal pèsent sur les résultats électoraux. A moins qu’il ne soit condamné encore plus lourdement en appel. Et ça… Ce n’est pas encore joué !    

Propos recueillis   par JOAN Gilles

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